
Grandissant enfant num. 2 sur 5,
je m’étais construit cette histoire dans ma tête :
Mon père, ce génie, avait sacrifié sa « réussite » pour nous : Pas de voitures de luxe, pas de dernières consoles de jeux, etc.
Juste une maison pleine chaotique comparé à nos voisins qui vivaient leur « meilleure » vie.
Dans mon point de vue de trentenaire,
son choix de quitter le secteur privé pour un emploi public (avec -50% de salaire !) afin d’être plus présent pour nous n’était pas admirable, c’était plutôt un échec monumental!
Puis il y eu ce cours de communication à Montréal…
Exercice : Appeler quelqu’un qui vous tient à cœur et lui dire la vérité brute.
J’ai donc appelé mon père et lui ai demandé : « Dis, as-tu complètement gâché ta vie à cause de nous ? »
Sa réaction ?
Il a ri. Pas un rire nerveux. Pas un rire triste. Un véritable rire qui disait « tu plaisantes, j’espère ? »
Il s’avère que mon père ne vivait pas une vie de compromis tragique.
Il adorait sincèrement le chaos, le bruit et la maison pleine.
Pendant que je le plaignais de ne pas avoir de Ferrari dans son garage, il s’épanouissait dans quelque chose que je ne pouvais pas comprendre à l’époque : les véritable connexion humaines.
Twist :
Il est maintenant maire de son village heureux retraité et apprécié,
parce que surprise ! : les gens aiment les leaders qui se soucie vraiment d’eux plutôt que ceux qui servent d’abord leur ego.
Le plus dingue :
Pendant des années, j’avais construit ce mur entre nous basé sur une histoire qui n’existait que dans ma tête. Je le plaignais ET me sentais coupable de l’avoir « limité ».
Pendant ce temps, il vivait sa meilleure vie, à l’écart du drame que j’avais imaginé tout seul dans ma tête.
Alors voici LA question :
Quelles sotises vous racontez-vous à propos de quelqu’un qui vous tient à cœur ?
Plus important encore, quand allez-vous confronter la réalité et leur demander si cette histoire est vraie ?
Vous savez quoi faire si vous avez besoin de soutien.
J.